Généalogiste versus Généalogiste

Je vous préviens, c’est un peu une carricature, un peu, mais pas totalement, alors si vous n’avez pas d’humour, ne lisez pas, au cas où vous vous sentiriez visé.

Portrait d’un généalogiste des temps anciens (je salue ceux qui se reconnaîtront)

Je passe des heures aux archives, à feuilleter les registres paroissiaux, pages après pages, et lorsque je trouve l’acte tant cherché, après des heures de recherches, je sors mon appareil photo. Je vérifie que le flash est éteint, que j’ai bien mis une pellicule photo 400 ISO et je prends ma photo. Parfois, il faut que je grimpe sur ma chaise pour prendre toute la page, et je double la photo, au cas où la première serait floue.

Si je ne trouve pas l’acte de baptême dans la paroisse de mariage, je commande les registres des paroisses voisines, en faisant l’escargot : j’enroule ma recherche, registre après registre, éliminant les paroisses les unes après les autres et les cochant sur mon tableau papier ou sur ma carte du département. Ça y est !! j’ai épuisé les dix registres auxquels j’avais droit aujourd’hui, aux archives. Je n’ai pu rechercher que dans quatre paroisses, et je n’ai rien trouvé.

Mais aujourd’hui, j’ai la chance, le cercle généalogique est ouvert et je peux y aller pour consulter les tables alphabétiques de dépouillement. Cela va plus vite que mon escargot de tout à l’heure. Le problème, c’est que souvent, il n’y a que les mariages. Mais peut-être vais-je rencontrer un cousin, dans le local du cercle, et pouvoir enfin échanger, en comparant son arbre papier en longueur avec mon arbre papier en cercle.

Demain, je vais aller à la mairie de Truc. Elle est ouverte de 14h à 16h. Je n’ai pas le choix, les registres ne sont pas déposés aux archives et ils ne sont pas non plus microfilmés.

De retour dans mon dépôt d’archives, le lendemain, la présidente de salle me prévient que les microfilms des Archives Départementales du Pas-de-Calais, que j’ai commandés à la consultation, sont arrivés. J’ai un mois pour les voir avant qu’ils ne repartent chez eux.

Le soir, je reporte sur mes fiches, les renseignements obtenus dans la journée. La récolte est maigre, mais je suis contente, j’ai enfin le mariage de mes sosas 44 et 45 et je vais pouvoir remonter une génération de plus pour cette branche. Je passe un coup de fil aux archives locales. La commune n’a pas versé ses archives et la mairie est trop loin. Il faut attendre les prochaines vacances. Ou bien, je peux essayer d’écrire à la mairie, avec une enveloppe timbrée pour la réponse et des timbres, pour payer les copies. La dernière fois, la mairie m’a envoyé promener. Ce n’est pas leur mission. Peut-être que là, je vais tomber sur une secrétaire de mairie accro à la généalogie.

A la dernière réunion du cercle généalogique, j’ai entendu parler d’un logiciel de généalogie. Cela m’intéresse, parce que je ne m’en sors plus avec mes fiches et mes arbres papiers. Mais cela veut dire avoir un ordinateur. Juste pour la généalogie ?

Mon voisin vient de me dire qu’avec le minitel, je pouvais accéder à des dépouillements de cercles. Mais il faut faire attention. 3617 ABMS, ça coûte un bras si on ne fait pas attention au temps qui passe.

J’ai programmé mes prochains déplacements en mairie, aux archives… Ma voiture va en avaler des kilomètres. Ma famille commence à se plaindre : les vacances dans la Creuse ou la Drôme, ce n’est pas fun. Mais je n’ai pas d’ancêtre au bord de la mer.

J’aimerai bien faire des recherches sur mon grand-père qui a fait la grande guerre, mais les archives sont trop récentes et non communicables. Il faut écrire pour obtenir des autorisations, c’est long et je ne peux obtenir que le dossier de mon grand-père, pas de ses frères. Et inutile de rêver, je n’aurai jamais le droit de voir le dossier de résistant de mon père, les dossiers sont classés non communicables car trop sensibles.

Le week-end prochain, il y a un salon de généalogie, à cinquante kilomètres. Les cercles généalogiques de la région seront tous là, avec leurs tables alphabétiques de mariages. Il faut que je prépare mes notes et mes fiches avant d’y aller. Je vais peut-être rencontrer des cousins, ou avoir d’autres pistes de recherches. Je vais peut-être même adhérer au cercle du département voisin, pour une de mes branches, mais cela fera le cinquième cercle !! Cela commence à faire beaucoup.

J’ai une recherche à faire en Alsace, c’est trop loin. La dernière fois que j’y suis allé, je n’ai pas pu faire de recherches, la salle de lecture était complète, et j’ai dû repartir. J’ai demandé à un généalogiste professionnel. Au début, j’ai hésité, à cause du prix, mais quand j’ai fait mon calcul, entre l’essence, l’hôtel, et le temps passé, et le risque de ne pas pouvoir, encore une fois y entrer, c’est moins cher de faire appel à lui. Surtout que, vu mon emploi du temps, je n’aurais pas pu y aller avant plusieurs années, et j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur cette branche.

 

Le généalogiste aujourd’hui (pourri gâté qui se plaint tout le temps et veut tout, tout de suite)

Je me suis abonnée à Geneanet et Filae, et depuis mon salon, je clique, je clique, je clique et je grimpe dans mon arbre. J’inscris les données sur mon ordinateur et de temps en temps, je visualise mon arbre sur l’écran. Je vérifie les renseignements en me connectant aux sites d’Archives Départementales. Je râle parce que tel dépôt n’est pas en ligne, tel autre n’a numérisé que jusqu’en 1900.

J’écris à la mairie directement depuis mon ordinateur : trois clics et la demande est envoyée. Je n’ai même pas à envoyer d’enveloppe pour la réponse, tout est automatique. Sauf pour cette mairie-là. J’ai écrit et ils m’ont répondu qu’ils ne faisaient pas de recherche ni de copie d’acte. Ils exagèrent quand même !!!!

Ce matin, j’ai fait des recherches sur les poilus de ma famille. Je me suis connectée à Mémoire des hommes, aux registres matricules des archives départementales et j’ai retracé tout le parcours de mon arrière-grand-père, en quelques clics, c’est vraiment trop facile. Sauf qu’hier, le site était inaccessible, c’est un scandale !!! Je vais devoir attendre demain.

Avec mon ordinateur, je fais des infographies, des montages photos. Je vais faire un super album pour l’offrir à mon grand-père.

Je vais devoir aller aux archives départementales. Il faut que je calcule juste, elles ne sont pas ouvertes tous les jours. Je ne dois pas oublier mon appareil photo numérique, pour faire des photos des actes trouvés, des centaines de photos. J’ai d’ailleurs fait une demande par mail et les documents dont j’ai besoin seront tout prêt sur ma table. La salle va probablement être vide. La dernière fois que j’y suis allée, nous n’étions que trois dans cette salle immense.

Tout est tellement facile et quasiment gratuit. Je fais de la généalogie la nuit, le dimanche, c’est une vraie drogue. J’ai d’ailleurs mis mon arbre en ligne sur Geneanet. Je n’ai pas tout vérifié mais ce n’est pas grave, j’ai pris une partie des données sur le même site. Je ne sais plus chez qui d’ailleurs, je n’ai pas noté, mais si c’est sur internet, c’est que c’est public, n’est-ce pas, donc ce n’est pas important, qui a fait la recherche. Après tout, c’est aussi ma famille.

J’ai failli adhérer à un cercle généalogique, et puis j’ai vu que ses données étaient en ligne sur geneabank. Mon oncle est adhérent d’un cercle, mais ne se sert pas de ses points, il va me donner ses codes, comme ça, rien à payer.

Il y un salon de généalogie ce week-end à cinquante kilomètres. Je vais peut-être y aller, ça dépendra du temps ou si je n’ai rien de mieux à faire. Je ne sais pas trop ce que cela peut m’apporter de plus.

J’ai une recherche à faire en Alsace. Je bloque et je ne peux rien trouver en ligne pour m’aider. Les archives refusent de faire ma recherche !!! Je pourrais prendre un généalogiste professionnel, mais payer !!! et puis quoi encore. La généalogie, c’est gratuit. Je vais lancer un appel sur les réseaux sociaux, il y aura bien quelqu’un pour me faire la recherche, et vite, je suis pressée de connaître cette branche de ma famille.

Quand je pense que certains font leur généalogie depuis des années !! sont trop nuls !! moi ; en quelques mois, j’ai tout fait.

Je carricature les nouveaux généalogistes ? Un peu, pour certains, pas pour d’autres.

Est-ce que je regrette l’ancien temps ? Non, parce que l’on peut enfin sortir la tête des registres paroissiaux pour voir autre chose. Parce que l’on peut approfondir les recherches et faire, réellement, de l’histoire familiale.

Est-ce que les nouveaux généalogistes m’exaspèrent ?

Certains oui, qui n’ont jamais mis les pieds dans un dépôt d’archives et n’ont aucune idée de la valeur des documents traités, aucun respect pour eux ou pour ceux qui leur donnent accès à ces documents.

Le monde actuel nous permet des choses extraordinaires en termes de recherches. Il suffit de voir ce que l’on peut faire pour nos poilus, chose impossible il y a encore dix ans.

Je regrette juste que les générations futures ne puissent bientôt plus tenir, entre leurs mains, des registres vieux de plusieurs siècles, ni voir, en couleur réelle, les pages et les écritures de nos anciens.

Nous finirons peut-être avec l’image des documents comme celle du pack de lait : « non mon chéri, le lait n’est pas fabriqué en usine et mis dans des boîtes, ce sont les vaches qui donnent le lait. »

« Non mon chéri, les documents que tu vois sur l’écran ne sont pas des images de synthèse créés par des informaticiens, ce sont des photos de documents anciens écrits sur des parchemins, vieux de plusieurs siècles. »

L’avenir nous le dira…

Poitiers

Congrès 2015 de Poitiers

Les réseaux sociaux, c’est bien, mais cela ne remplacent pas le contact direct des salons de généalogie

Christine LESCENE
Christine LESCENE

Généalogiste professionnelle depuis 1993 - formatrice en généalogie professionnelle depuis 1995 - Généa bloggeuse depuis 2008

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16 commentaires

  1. C’est tellement vrai ! On s’habitue tellement au confort et à la facilité offerte aujourd’hui par internet, qu’il faut de temps en temps prendre de la hauteur et se rappeler nos démarches d’hier, par courrier ou aux archives. Et ne jamais oublier l’émotion quand on peut encore manipuler de vieux documents qui font notre histoire à tous.

  2. L’immédiateté de l’information fait que maintenant les personnes qui se lancent dans la généalogie veulent tout, tout de suite ! J’ai connu moi aussi cette époque où il fallait écrire une lettre manuscrite à la mairie et guetter l’arrivée du facteur chaque jour pour enfin recevoir une réponse… Attendre, tout simplement. Mais ça, c’était avant. J’ai évidemment moi aussi profité de la révolution internet et j’ai fait D’ÉNORMES progrès dans mon arbre depuis 2013 ! Je ne regrette absolument pas mon abonnement à Geneanet et Filae et j’aide quelques fois des débutants sur la page Facebook Généalogie…mais pas trop. Je préfère leur “apprendre à pêcher” plutôt que de leur “donner des poissons” !

  3. Très vrai en effet. On est habitué que tout soit facile et quand ça ne l’est pas on se plaint… “pourquoi les archives paroissiales italiennes ne sont-elles pas en ligne, c’est un scandale !” , “ah, mais les actes italiens ne sont pas écrits en français ?…”

  4. Bonjour, Texte plein de vérité ! Les anciens ne veulent pas partager et je les comprends. Ils ont tant dépensé en énergie et en argent ! Ils ont du mérite d’avoir persévéré. Bien cordialement.

  5. Bonjour ! Je suis tellement d’accord avec vous. Ma grand-mère faisait ses recherches avec le Minitel. Moi-même (j’ai 29 ans), j’ai commencé la généalogie à l’âge de 12 ans. Mon père m’emmenait dans les mairies des petits villages en Normandie. J’ai été fasciné de voir un jour la marque un peu hésitante d’un de mes plus vieux ancêtres portant mon prénom. De voir ce registre original, avec la belle écriture du curé en comparaison des signatures. Tout un symbole ! Je devais à 14-15 ans, me dépatouiller avec les microfilms. Aujourd’hui, avec l’arrivée de la numérisation (récente car au début des années 2000 c’était encore difficile), la généalogie est devenue tellement facile. J’ai repris sérieusement la généalogie en 2010. En 8 ans, j’ai avancé 4 ou 5 fois plus que les 8 ans précédent. Les généalogistes amateurs récents, parfois râleurs, n’ont pas idée de la difficulté que c’était il y a peu encore. Aujourd’hui, je peux partager, comme vous, via mon blog, mes découvertes, mes modestes conseils méthodologiques, et l’entraide reste la base de la généalogie (même si j’ai peu de temps pour aider actuellement). En règle générale, je préfère dire aux nouveaux que même sur Internet ils peuvent déjà en apprendre bien plus que moi il y a 15 ans (je n’avais pu accéder aux fiches matricules de mes ancêtres avant leur numérisation, faute de pouvoir me déplacer en AD).

  6. Comme je recherche ma généalogie à très grande distance je suis très reconnaissante que tant de documents soient en ligne, dans les départements et sur FamilySearch, même s’il faut “tourner” les pages. En fait c’est préférable car on trouve bien plus que ce l’on cherche. Geneanet est une aide très précieuse (à condition de vérifier) et le prix de l’abonnement est fantastique. Je n’ai pas encore succombé à l’attrait de Filae. Mais que croyez-vous que les générations futures trouveront dans les archives en ligne ou pas? Récemment de nombreux Etats ont aboli l’étude obligatoire de l’écriture cursive. Que ce soit de l’Anglais, du Francais, de l’Italien ou n’importe quel autre langue, les jeunes ne sauront même pas lire un acte même parfaitement écrit comme ceux de la fin du 19e et 20e siecle. Est-ce la même chose en France?

  7. Désolée Annick, ici c’est Christine pas Christiane lol, C’est Christiane qui farfouille à Vincennes. Pas grave, je lui transmettrai.

  8. Merci pour ce billet d’humeur qui m’a fait sourire ! Beaucoup de vérités. Je pense qu’il fait trouver un équilibre entre ces deux extrêmes, certes caricaturaux, mais pas tant que ça ! Je considère que les outils modernes comme internet, les bases de données (gratuites ou payantes) et les archives en ligne permettent d’accélérer et de faciliter grandement les recherches. C’est pour moi d’autant plus de temps gagné pour pouvoir approfondir dans sa généalogie. C’est alors que l’on revient dans les salles de lecture pour consulter des documents de séries dont on ne connaissait pas l’existence, on reprend contact avec des cousins pour retrouver des papiers et photos de famille… On rentre alors dans des enquêtes passionnantes !

  9. Je suis lycéenne, je n’ai donc pas connu le temps où rien n’était en ligne et où il fallait se déplacer pour consulter les actes. Je ne vis pas dans la région d’où est originaire ma famille, donc il est vrai que cela facilite grandement la tâche de pouvoir consulter la majorité des documents en ligne, ce qui ne m’empêche pas, les vacances venues, de me rendre sur place pour diverses raisons, tous les documents n’étant pas encore numérisés. Etant donné l’histoire relativement compliquée de ma région (Vendée militaire), et la disparition d’un certain nombre de registres, je me suis rapidement habituée à ne pas trouver tout ce que je voulais, et à me dire que dans certains cas, je ne le trouverai jamais… Je ne dis pas que je râle jamais pour autant, car il est vrai que c’est frustrant, mais ce sont les aléas de l’histoire, et nous pouvons déjà être heureux lorsque nous voyons la quantité de documents qui nous est parvenue et les moyens technologiques dont nous disposons actuellement qui nous aident bien dans certains cas.

  10. superbe.. je me suis reconnue dans les deux c est vrai c est beaucoup plus facile aujourd hui…que nous sommes gatés et boulimiques merci pour cet article

  11. Merci pour cet article, qui me rappelle beaucoup de souvenirs. A l’époque les salles d’archives étaient pleines et quand on trouvait le maillon manquant on rêvait de sauter de joie mais faisions attention à ne déranger les voisins. Par contre je me reconnais aussi parfois dans les nouveaux généalogistes. A ma décharge, j’ai des recherches étalées sur 7 pays et en France sur plus de 20 départements et je ne peux décemment chaque année aller visiter les archives départementales et municipales qui contiennent les secrets de mes aïeux. Par contre sur la salle vide aujourd’hui je confirme, et j’avoue avoir râlé récemment, car après avoir fait 400 km pour les AD, je me retrouve dans une salle quasi vide (nous avons été jusqu’à 5), et en 3h30 j’avais épuisé le quota des 10 documents autorisé par jour. Ce quota était compréhensible avant avec des salles surchargées mais aujourd’hui j’ai du mal à comprendre… Mais c’est vrai qua nous sommes désormais gâtés et on s’habitue à ce luxe…

  12. Merci pour cet article qui ne manque pas d’humour. Faisant de la généalogie depuis une quarantaine d’années j’ai vécu ces deux formes de recherches, mais comme vous j’aime bien tenir en main ces vieux registres et je passais parfois des week-end prolongés aux Archives. Toutefois l’accès plus facile sur internet permet de dégrossir ses recherches, et ensuite d’affiner aux Archives en consultant d’autres sources. Par ailleurs l’échange entre généalogistes me parait quelque choses d’essentiel, que ce soit par internet, par courrier ou par contact direct. En tout cas bonnes recherches à toutes et à tous. André VESSOT

  13. Monsieur, Merci pour la rédaction de ce message, Il nous présente très bien ce qu’est la généalogie d’aujourd’hui et la façon dont fonctionnent certains généalogistes de maintenant. Il nous rappelle aussi de belle façon ce qu’était la généalogie avant “Internet”. Pour ma part, je suis un très petit généalogiste qui a commencé en 1966 à 17ans et j’ai donc connu et vécu la généalogie à “l’ancienne”. Egalement je suis un généalogiste d’aujourd’hui et utilise de temps en temps l’outil Internet. J’ai vécu des moments d’émotions intense à mes débuts au contact des documents, c’était long souvent très long mais quelle bonheur lorsqu’on avait trouvé et surtout les contacts humain inoubliables. De ce jour je peux étendre mes recherches à d’autres sources de documents sans bouger de chez moi, cela est formidable et l’on peut trouver plus ou moins facilement des informations qui nous font progresser assez vite. Les deux façons sont de leur époque et ne sont pas a opposer. Mais ne pas oublier l’humain. Merci

  14. excellent ! Mais nous avons effectivement tous connu les mêmes débuts exaltants et tellement enrichissants !!! Les déplacements, les lettres manuscrites avec l’enveloppe jointe, le Minitel si cher… les premières entraides sur le Net (on n’avait pas encore d’abonnement illimité, fallait faire vite pour consulter LOL), les premières mises en ligne et données partagées où l’on découvre ohhhh avec surprise que l’on a des “cousins” etc.

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